Designart Tokyo 2026 dévoile six projets remarquables pour son dixième anniversaire
Pour sa dixième édition, le salon Designart Tokyo réunit une centaine de projets de créateurs issus de treize pays, entre Ginza, Shibuya et Minato. Parmi eux, un adhésif réutilisable, une lampe textile pliable et des objets inspirés de la tempura.
Le salon Designart Tokyo fête cette année ses dix ans. Organisée du 30 octobre au 8 novembre 2026, la manifestation présente environ 150 projets portés par des exposants venus de treize pays. Son site principal occupe l'ancien tracé de l'autoroute urbaine de Tokyo, la ligne KK, transformé en parc surélevé à Ginza. Pour cette édition anniversaire, six projets se détachent par leur approche originale de la matière, de la production et de l'usage.
Le groupe Nomura présente Pulling Apart, un ruban adhésif souple qui se détache en tirant dessus. Il a été conçu avec la technologie de collage démontable développée par Aica Kogyo. L'objectif est d'éviter les marques indélébiles laissées par les colles classiques et de faciliter le recyclage du bois et du métal. Le produit reste toutefois un prototype, et rien n'indique à ce stade qu'il sera commercialisé.
Howdunit propose de son côté Peco Poco, une lampe de table en textile qui se replie comme un accordéon et dont la hauteur peut être ajustée. Le projet s'inscrit dans une logique de encombrement réduit et de sobriété des matériaux, deux préoccupations centrales de nombreux créateurs japonais présents cette année.
Oji Holdings, groupe papetier, a associé ses forces à l'organisation We+ Forest pour l'exposition Perspectives, installée à Ginza. Neuf professionnels ont été invités à répondre aux forêts gérées par Oji. Parmi les pièces présentées figurent des cuillères taillées dans des branches et des feuilles de bois obtenues à partir d'écorce. L'exposition met en lumière la relation entre production forestière et objets du quotidien.
Le studio 21B présente Box, sa première exposition personnelle, à la galerie Tiers de Shibuya. Le travail explore les pliures et les incisions des boîtes en papier. Une affiche en kit à monter était distribuée gratuitement aux visiteurs. Cecil Nabenashi, étudiant en master de design, expose de son côté des vases en papier et en fibres frits à la manière de la tempura. Il utilise un mélange de pâte à frire non comestible pour obtenir cet effet.
Enfin, l'exposition Industrial Romanticism, installée à la galerie Axis de Minato, fondée en 1981, réunit huit entreprises japonaises qui ont réalisé des prototypes. Organisée par Matsuyama et Yokozeki, elle compte notamment Toto et Fujifilm parmi ses participants. Le designer de Yamaha, Ryusuke Baba, y présente un piano construit à partir de pièces de bois rebutées, un geste qui interroge la place des déchets industriels dans la fabrication.
Source: dezeen.com
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