Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a appelé jeudi 30 juillet la communauté internationale à s’unir pour « mettre fin à l’escalade » dans la région, au lendemain d’une attaque de drone contre deux navires dans le port méditerranéen de Damiette, dans le nord du pays. L’appel a été rapporté par son porte-parole, alors que l’Égypte faisait état d’un incendie déclenché par une frappe de drone sur deux navires.

Les autorités égyptiennes ont annoncé jeudi que la frappe était à l’origine d’un incendie sur deux navires dans ce port du nord du pays. Le mouvement houthi a démenti, de son côté, être à l’origine de cette attaque.

Le chef de l’État a exhorté les acteurs internationaux à agir ensemble face à la détérioration de la situation régionale. Cette déclaration intervient dans un contexte déjà marqué par la guerre à Gaza et par les tensions autour du cessez-le-feu, alors que l’Égypte s’efforce de jouer un rôle de médiateur entre les différentes parties.

Le Caire est en effet au centre des efforts diplomatiques pour tenter de consolider le cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Les négociations se poursuivent depuis plusieurs semaines en Égypte et une réunion associant l’Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie doit se tenir prochainement au Caire, selon la chaîne égyptienne Al-Qahera News.

Ces efforts ont franchi jeudi une nouvelle étape avec l’annonce d’un accord sur le désarmement du Hamas et le retrait progressif des forces israéliennes de Gaza. Des responsables du mouvement islamiste palestinien ont confirmé qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » ainsi que sur « un retrait progressif » des troupes israéliennes. Selon le président américain Donald Trump, cet accord prévoit un « désarmement complet » du Hamas et des autres groupes armés dans l’enclave.

Cet accord s’inscrit dans la deuxième phase du cessez-le-feu entré en vigueur en octobre dernier, qui prévoit également le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire.

Selon un responsable du Hamas, les armes devront être remises au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza. Basé en Égypte, le NCAG ne peut toutefois pas accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens. Début juillet, le Hamas avait annoncé la dissolution du comité chargé des affaires civiles depuis 2007 afin de transférer ces responsabilités au NCAG.

Dans ce contexte, l’attaque de Damiette intervient alors que les tensions régionales s’étendent aux côtes méditerranéennes de l’Égypte. Le président égyptien a appelé la communauté internationale à s’unir pour « mettre fin à l’escalade ».