L'armée américaine a annoncé dimanche avoir mené une huitième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, ciblant notamment les forces des Gardiens de la révolution qu'elle accuse d'être responsables de l'attaque ayant tué deux de ses soldats en Jordanie la veille. Washington affirme vouloir « punir » ces pertes, les premières depuis la reprise des hostilités au début du mois. Un autre soldat américain est porté disparu, selon des sources officielles.

De son côté, Téhéran a riposté en lançant des drones explosifs contre deux bases militaires utilisées par les Américains au Koweït, a rapporté la télévision d'État iranienne. Les frappes iraniennes ont également visé des infrastructures civiles au Koweït, notamment une usine de dessalement d'eau, aggravant les tensions dans une région déjà sous haute pression. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a menacé d'infliger aux États-Unis des « leçons inoubliables » dans un message écrit, selon des médias locaux.

Cette escalade marque un nouveau tournant dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran, qui s'intensifie depuis plusieurs semaines. Téhéran a affirmé ne plus être lié par le protocole d'accord du 17 juin, un texte qui visait à encadrer les activités nucléaires et militaires iraniennes. Les frappes américaines, qui se poursuivent sans relâche, éloignent tout espoir d'apaisement, selon des analystes cités par les dépêches. Les deux camps semblent engagés dans une escalade dangereuse, avec des conséquences potentielles pour l'ensemble du Moyen-Orient.

Parallèlement, à Gaza, onze personnes ont été tuées par des frappes israéliennes en dépit du cessez-le-feu conclu en octobre 2025, selon des sources locales. Bien que ce conflit soit distinct, il s'inscrit dans un contexte régional où les tensions entre l'Iran et ses alliés d'une part, et les États-Unis et Israël d'autre part, restent vives. Les frappes américaines contre l'Iran et les ripostes iraniennes pourraient attiser les violences dans d'autres zones, notamment au Liban et en Syrie, où des milices pro-iraniennes sont actives.

Les États-Unis ont justifié leurs bombardements par la nécessité de protéger leurs troupes et de dissuader de nouvelles attaques. L'armée américaine a précisé que les frappes visaient des sites militaires iraniens, y compris des centres de commandement et des dépôts de munitions. De son côté, l'Iran a présenté ses actions comme une réponse légitime à l'agression américaine, tout en avertissant que les représailles pourraient s'étendre à d'autres cibles dans la région.

La communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade. Les Nations unies ont appelé à la retenue, tandis que plusieurs pays européens ont exhorté les deux parties à revenir à la table des négociations. Cependant, les déclarations belliqueuses des deux côtés laissent peu de place à une désescalade rapide. Les frappes de dimanche portent à huit le nombre de nuits consécutives de bombardements américains contre l'Iran, un rythme sans précédent depuis le début du conflit.

Les pertes humaines et matérielles s'accumulent. Outre les deux soldats américains tués en Jordanie, les frappes iraniennes au Koweït ont endommagé des infrastructures civiles, bien qu'aucune victime n'ait été signalée pour l'instant. Les bases américaines dans la région ont été mises en état d'alerte maximale, et des renforts ont été déployés pour prévenir de nouvelles attaques. La situation reste extrêmement volatile, et les prochains jours pourraient être décisifs pour l'évolution du conflit.