L’Union nationale des Missions locales (UNML) a lancé un appel pressant mercredi 22 juillet pour que les crédits destinés à l’accompagnement des jeunes soient préservés dans le cadre du budget de l’État pour 2027. L’organisation, qui regroupe l’ensemble des Missions locales en France, insiste sur le caractère stratégique de ces financements, qu’elle considère comme un investissement essentiel pour l’avenir économique et social du pays plutôt qu’une simple dépense publique.

« Ce n’est pas une dépense, c’est un choix stratégique pour l’avenir économique et social du pays », a déclaré l’UNML dans un communiqué, soulignant que les Missions locales jouent un rôle clé dans l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, notamment ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi. Ces structures, présentes sur l’ensemble du territoire, offrent un accompagnement personnalisé aux 16-25 ans, qu’il s’agisse de recherche d’emploi, de formation, de logement ou de santé.

Le contexte budgétaire actuel, marqué par des contraintes financières accrues, suscite des inquiétudes parmi les acteurs de l’insertion. Le gouvernement prépare en effet le projet de loi de finances pour 2027, et des arbitrages sont attendus dans les prochains mois. Les Missions locales craignent que leurs crédits ne soient réduits, ce qui compromettrait leur capacité à accompagner les jeunes en difficulté. Selon l’UNML, ces structures ont déjà vu leurs moyens diminuer ces dernières années, alors que la demande d’accompagnement reste élevée.

Les Missions locales interviennent auprès de centaines de milliers de jeunes chaque année, avec des résultats significatifs en termes d’accès à l’emploi et à la formation. En 2025, elles ont accompagné plus de 1,5 million de jeunes, dont une part importante issus de quartiers prioritaires ou de zones rurales. L’UNML rappelle que chaque euro investi dans ces structures génère un retour économique et social, en réduisant le chômage des jeunes et en favorisant leur autonomie.

L’appel de l’UNML intervient alors que le débat sur les priorités budgétaires s’intensifie. Plusieurs organisations syndicales et associations de jeunesse ont également exprimé leur soutien aux Missions locales, estimant que la préservation de leurs crédits est indispensable pour éviter une aggravation des inégalités. Le gouvernement, de son côté, doit concilier des objectifs de réduction des déficits publics avec le maintien des services essentiels.

Les Missions locales sont des structures de proximité, souvent implantées dans les quartiers populaires et les zones rurales, ce qui leur permet d’atteindre des jeunes qui ne sont pas en contact avec les services traditionnels de l’emploi. Leur modèle repose sur un suivi individualisé, avec des conseillers qui aident les jeunes à construire leur projet professionnel et à surmonter les obstacles sociaux ou personnels. Ce travail de terrain est jugé crucial pour lutter contre le décrochage scolaire et l’exclusion sociale.

L’UNML appelle donc les pouvoirs publics à faire preuve de responsabilité et à ne pas sacrifier l’accompagnement des jeunes sur l’autel des économies budgétaires. L’organisation prévoit de poursuivre ses actions de plaidoyer dans les semaines à venir, en rencontrant des parlementaires et des membres du gouvernement pour défendre ses positions. Elle espère que le projet de loi de finances pour 2027 tiendra compte de l’importance de ces missions pour la cohésion sociale et le dynamisme économique du pays.