Et soudain, l’aventure devient réelle
Après des mois d’attente, un simple mail est venu changer le cours de mon aventure. J’étais heureuse, excitée… et peut-être un peu inconsciente de tout ce qui m’attendait derrière cette nomination.
J’avais osé.
C’était déjà beaucoup.
Et puis, pendant la période de Pâques, alors que je campais, festoyais et profitais simplement de ces moments en famille, j’ai reçu un mail du comité.
Ils m’annonçaient ma nomination.
Je crois que je n’oublierai jamais ce moment.
J’étais super heureuse.
Vous savez, un peu comme un enfant à qui on donne un micro sans lui demander s’il sait chanter. 😂
Eh bien moi, on m’a donné le micro…
et j’ai accepté.
Je n’ai pas passé trois heures à me demander si j’étais prête.
J’ai foncé.
Mais après cette première euphorie, le comité m’a expliqué la réalité de la situation.
Il n’avait pas réussi à trouver de comité en Martinique.
Cela signifiait donc que j’allais devoir m’organiser en grande partie seule.
Chercher des partenaires.
Trouver des sponsors.
Me faire connaître.
Organiser certaines choses moi-même.
Le comité resterait présent pour m’accompagner et m’épauler, mais sur le terrain, en Martinique, c’était à moi de construire mon aventure.
Et là, je me suis dit :
« Bon… d’accord. »
Parce que je suis une femme qui aime les défis.
Alors, forcément, au lieu de prendre peur, j’ai finalisé mon inscription.
Après tout, je venais justement de prendre ma place.
Il fallait maintenant l’assumer.
Le comité m’a ensuite envoyé les premiers éléments qui symbolisaient officiellement cette aventure : ma couronne et mon écharpe.
Et là, forcément, je me suis dit :
« Ça y est… c’est réel. »
Mais comme si l’aventure avait décidé de me tester dès le départ, un autre imprévu est arrivé.
La grève de la Poste a duré plusieurs semaines, près d’un mois et demi, si mes souvenirs sont bons.
Résultat : beaucoup de choses ont pris du retard.
J’ai dû patienter avant de pouvoir réaliser mes photos officielles.
Et puis il y avait une autre particularité : le comité qui m’avait nommée n’était pas en Martinique.
Il était à distance.
Alors il fallait apprendre à avancer autrement.
Communiquer à distance.
S’organiser.
Patienter.
Trouver des solutions.
Et surtout, comprendre qu’une nomination ne signifie pas que tout est déjà organisé autour de soi.
Être choisie, c’était le début de l’aventure, pas la fin.
Je venais de découvrir que prendre ma place allait aussi vouloir dire apprendre à construire moi-même la place que je voulais occuper.
Et quelque part, je crois que c’était exactement le défi dont j’avais besoin.
Parce qu’après avoir passé tant d’années à me demander si j’avais le droit d’oser…
j’allais maintenant devoir prouver que j’étais prête à aller jusqu’au bout.
La suite, dans la prochaine chronique.
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