N° 271 lundi 28 septembre 2026

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Société

Deuxième volet : Derrière la carapace

Je pensais connaître mon image. Après tout, je prends des photos comme beaucoup de femmes : je connais mes angles, mes lumières et les petits détails qui me mettent en valeur. Mais cette fois, ce n’était pas moi derrière l’objectif… et c’est justement ça qui m’a fait peur.

Deuxième volet : Derrière la carapace
Derrière la carapace, apprendre à se regarder autrement · Mise en ligne par le chroniqueur

Dans ma précédente chronique, je vous parlais de mes complexes et de cette carapace que j’ai appris à porter au fil des années.

Mais il y a une petite précision que je dois apporter.

Quand je dis que je n’ai pas l’habitude de faire des photos, ce n’est pas tout à fait vrai.

Les personnes qui me connaissent savent très bien que j’aime prendre des photos. 😂

Comme beaucoup de femmes, j’ai mes petites techniques.

Je connais les angles qui me mettent davantage en valeur.

Je sais qu’une photo prise légèrement d’en haut peut donner une autre impression.

Je sais comment me positionner.

Comment tourner légèrement mon corps.

Quel moment choisir.

Bref…

je connais mes propres astuces. 😂

Et finalement, je pense que beaucoup d’entre nous font la même chose.

On cherche notre meilleur profil.

Notre meilleur angle.

La meilleure lumière.

Parce qu’on veut montrer le meilleur de nous-mêmes.

Mais pour une candidature à un concours de Miss, ce n’est pas exactement la même chose.

On peut vous demander plusieurs types de photos : un portrait, une photo en pied, parfois différentes prises de vue permettant de voir la personne dans son ensemble.

Et là, il y a une différence importante :

ce n’est plus toi qui tiens le téléphone.

C’est quelqu’un d’autre qui te regarde.

Quelqu’un d’autre qui choisit son angle.

Quelqu’un d’autre qui voit ton corps avec ses propres yeux.

Et c’est exactement ça qui m’a fait peur.

Pas forcément l’appareil photo.

Pas forcément le fait de poser.

Mais la vision que quelqu’un d’autre allait avoir de mon corps.

Parce que lorsque tu prends toi-même une photo, tu sais comment tu veux apparaître.

Tu peux recommencer.

Changer l’angle.

Te déplacer.

Effacer.

Recommencer encore.

Mais lorsque quelqu’un d’autre te photographie, tu dois accepter sa vision.

Et moi, pendant longtemps, je n’aimais pas particulièrement me voir sur les photos prises par les autres.

Je regardais la photo et je voyais immédiatement ce qui n’allait pas.

Mon ventre.

Mes bras.

Mes rondeurs.

Tous ces petits détails que mon cerveau avait décidé de mettre en évidence.

Et puis cette fois…

J’ai regardé les photos.

Et quelque chose m’a surprise.

Je ne voyais plus uniquement mon petit ventre.

Je ne pensais plus à mes bras.

Je ne cherchais plus le défaut.

Je regardais simplement…

une belle photo.

Et surtout, je regardais une belle femme.

Moi.

Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose.

Parfois, le problème n’est pas forcément ce que les autres voient.

C’est la manière dont nous-mêmes, nous avons appris à nous regarder.

J’avais tellement l’habitude de chercher ce qui n’allait pas chez moi que je ne prenais même plus le temps de voir ce qui était beau.

Et cette séance photo m’a permis de franchir un petit cap.

Un cap important pour moi.

Parce qu’au fond, je n’avais pas seulement appris à poser devant un objectif.

J’avais commencé à apprendre à accepter le regard des autres sur moi sans automatiquement le transformer en jugement.

Et ça…

c’était nouveau.

Mais ce fameux cap allait m'emmener encore un peu plus loin dans cette aventure.

Et ça, je préfère ne pas vous le raconter maintenant.

Parce que je ne veux pas tout vous dévoiler d’un coup. 😂

Disons simplement qu’après avoir appris à regarder mes photos autrement, j’allais devoir apprendre à me regarder autrement, moi aussi.

La suite dans la prochaine chronique.

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Katia Serine Miss ronde FIFRG 2026

Auteur

Acceptation de soi · confiance en soi · femmes · parcours de vie

Je suis Katia, maman et femme martiniquaise, passionnée par les défis et les projets qui permettent de se dépasser. Après plusieurs expériences professionnelles et des épreuves qui m’ont appris à me relever, j’ai décidé en 2026 de faire quelque chose pour moi et de prendre ma place en participant à l’aventure Miss Ronde Martinique FIFRG. À travers mes chroniques, je souhaite partager mon parcours, mes doutes, mes expériences et mes victoires, mais aussi parler d’acceptation de soi, de confiance en soi et du regard porté sur les femmes. Parce qu’après les épreuves, il est toujours possible de se relever, d’oser et de recommencer.