Le président américain Donald Trump a vivement critiqué le Canada, vendredi, en raison de la pollution de l'air qui affecte le nord-est des États-Unis, une situation directement liée aux incendies de forêt qui ravagent le territoire canadien. Cette prise de position intervient à seulement deux jours de la finale de la Coupe du monde 2026, qui doit se dérouler dans la région de New York, suscitant des inquiétudes quant à la qualité de l'air pour les spectateurs et les participants.
Sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a déclaré que les États-Unis tenaient le Canada pour responsable de cette situation, affirmant que le pays voisin n'entretenait pas correctement ses forêts. « Nous tenons le Canada pour responsable du fait qu'il n'entretient pas correctement ses forêts, et les États-Unis se retrouvent inutilement envahis par un air sale, pollué et dangereux pour la santé, totalement inacceptable », a-t-il écrit. Le président américain a ajouté que cette pollution était « totalement inacceptable » et a exigé que des mesures soient prises pour y remédier.
Selon les données du Centre interservices des feux de forêt du Canada, le pays compte actuellement 893 incendies actifs, dont 209 demeurent hors de contrôle. La saison des feux, bien que moins sévère qu'en 2023 — année record —, connaît une nette aggravation depuis une semaine. Les autorités canadiennes ont indiqué que près de 2,8 millions d'hectares ont brûlé depuis le début de l'année, contre environ 1,6 million la semaine précédente. En Ontario, plusieurs villages isolés ont dû être évacués, bien qu'aucune victime n'ait été signalée à ce stade.
Les fumées des incendies canadiens ont recouvert de vastes régions du Canada et des États-Unis, notamment le nord-est américain, où des nuages de pollution se sont étendus jusqu'à New York. Cette situation a suscité des préoccupations sanitaires, car la fumée des feux de forêt contient des particules fines qui peuvent provoquer des problèmes respiratoires et cardiovasculaires, en particulier chez les personnes vulnérables. Les autorités locales ont émis des alertes à la qualité de l'air dans plusieurs États, recommandant aux résidents de limiter leurs activités extérieures.
La finale de la Coupe du monde 2026, qui doit se tenir dimanche près de New York, est désormais menacée par ce nuage de pollution. Les organisateurs de l'événement sportif suivent de près l'évolution de la situation, tandis que les autorités sanitaires évaluent les risques potentiels pour les joueurs et les spectateurs. Des mesures pourraient être prises, comme le report de l'événement ou l'installation de systèmes de filtration d'air dans les stades, si la qualité de l'air continue de se détériorer.
Cette crise environnementale intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre les États-Unis et le Canada, notamment sur les questions commerciales et environnementales. Les critiques de M. Trump à l'encontre du Canada pourraient exacerber ces tensions, alors que les deux pays sont liés par des accords bilatéraux sur la gestion des forêts et la prévention des incendies. Des experts en gestion des feux de forêt ont souligné que les incendies au Canada sont exacerbés par le changement climatique, qui rend les saisons des feux plus longues et plus intenses, et que la coopération transfrontalière est essentielle pour faire face à ces défis.
En réponse aux accusations de M. Trump, des responsables canadiens ont rappelé que les incendies de forêt sont un phénomène naturel et que le Canada investit massivement dans la prévention et la lutte contre les feux. Ils ont également souligné que la pollution de l'air ne connaît pas de frontières et que des efforts conjoints sont nécessaires pour atténuer les impacts. La situation reste préoccupante, et les autorités des deux pays continuent de surveiller l'évolution des incendies et de la qualité de l'air dans les jours à venir.



