Midterms 2026 : Trump veut faire sanctionner une journaliste de NBC par la FCC
Mécontent de la couverture des candidats républicains qu'il soutient, Donald Trump a annoncé vouloir signaler Kristen Welker, animatrice de « Meet the Press » sur NBC, à la FCC pour blâme ou sanction. NBC défend sa journaliste, tandis que l'administration multiplie les pressions contre les médias.
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche vouloir signaler Kristen Welker, journaliste de la chaîne NBC, à l'autorité américaine des communications (FCC) pour blâme ou sanction. Il lui reproche sa couverture des candidats républicains qu'il soutient en vue des élections de mi-mandat de novembre.
Sur son réseau Truth Social, le président a cité des propos de la présentatrice de l'émission « Meet the Press », qui aurait affirmé que Donald Trump avait obtenu des « résultats mitigés » concernant ses soutiens aux candidats. « En raison de cette inexactitude délibérée, elle sera signalée à la FCC pour blâme ou sanction », a-t-il écrit, qualifiant au passage l'émission de « Meet the Fake Press ».
Une porte-parole de NBC News, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a défendu la journaliste. « Kristen est l'une des meilleures dans la profession et nous la soutenons pleinement », a-t-elle déclaré. Cette nouvelle attaque s'inscrit dans l'offensive menée par l'administration Trump contre les médias qu'elle juge excessivement critiques.
Le milliardaire républicain a poursuivi en justice plusieurs journaux et son administration, du Pentagone au FBI, multiplie les restrictions et tentatives d'intimidation à l'égard des journalistes. Elle s'appuie notamment sur la Commission fédérale des communications, une agence gouvernementale réglementant de nombreuses chaînes télévisées et dirigée par Brendan Carr, un proche de Donald Trump.
Ces initiatives se heurtent toutefois à une résistance croissante des groupes de presse et des grands réseaux audiovisuels. Plusieurs d'entre eux ont engagé des poursuites contre la FCC, estimant que ces pressions constituent des représailles politiques contraires au Premier Amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d'expression.
Les relations entre Donald Trump et Kristen Welker avaient déjà été marquées par plusieurs passes d'armes publiques. Début juin, le président américain avait abruptement écourté une interview accordée à la journaliste après un échange tendu, dans lequel il s'était agacé de plusieurs questions de la présentatrice, notamment sur l'Iran.



