Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin affirme « je veux être candidat » et attaque Édouard Philippe sur l'immigration
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré dimanche sur BFMTV vouloir être candidat à la présidentielle de 2027, revendiquant « plusieurs centaines » de parrainages. Il a également accusé Édouard Philippe de « faire le jeu de Le Pen » sur l'immigration et qualifié la promesse de référendum du RN d'« énième surenchère ».
Dominique de Villepin a franchi un nouveau pas vers l'élection présidentielle de 2027. Interrogé dimanche 30 août sur BFMTV, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a déclaré sans détour : « Je veux être candidat ». Il a précisé « multiplier les rendez-vous de collecte » de fonds pour financer sa campagne, tout en revendiquant « plusieurs centaines » de parrainages d'élus.
Cette sortie médiatique intervient alors que la course à l'Élysée s'intensifie. L'ancien chef du gouvernement a profité de cette prise de parole pour durcir le ton contre ses concurrents, en particulier Édouard Philippe. Sur le dossier migratoire, il a accusé l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron de « faire le jeu de Le Pen », une formule choc qui marque une nette distance entre les deux hommes, pourtant issus du même camp gouvernemental à une époque.
Dominique de Villepin a également réagi à la promesse du Rassemblement national d'organiser un référendum sur l'immigration, répétée samedi par Jordan Bardella. Il a qualifié cette proposition d'« énième surenchère », dénonçant une stratégie politique qu'il juge dangereuse pour le débat public. Pour l'ancien diplomate, la question migratoire ne saurait se résumer à une posture électorale.
Sur le fond, l'ancien locataire de Matignon entend incarner une troisième voie, entre macronisme et extrême droite. Il a récemment dévoilé un plan économique ambitieux visant à ramener le déficit public à 3 % du PIB d'ici 2031. Ce « Big Bang » fiscal prévoit la suppression de certaines niches « fiscales et sociales », la création de nouveaux impôts et une refonte de la CSG. Une proposition qui, selon ses détracteurs, risque surtout de faire peser l'effort sur les plus fragiles, malgré un discours habillé de mots de gauche.
La déclaration de Dominique de Villepin s'ajoute à une liste déjà longue de candidatures déclarées ou imminentes. Le socialiste Olivier Faure a officialisé la sienne le même jour, au journal de 20 heures de TF1, en affirmant vouloir « une France plus juste ». L'ancien Premier ministre devra, lui, convaincre au-delà de son camp d'origine pour réunir les 500 parrainages nécessaires et exister dans une campagne qui s'annonce particulièrement disputée.



