Derrière la carapace
On peut paraître sûre de soi, sourire, avancer la tête haute… et pourtant porter ses propres complexes en silence. Mon premier shooting Miss Ronde FIFRG m’a obligée à regarder cette femme que je cachais parfois derrière ma carapace.
Mais je ne pensais pas que le plus difficile serait parfois de me regarder moi-même.
En janvier 2026, après avoir envoyé mes photos au comité, une nouvelle étape s’est présentée à moi : poser devant un objectif.
Pour certaines personnes, prendre des photos est quelque chose de tout à fait naturel.
Pour moi, c’était différent.
Il fallait poser.
Me regarder.
Me montrer.
Et surtout, accepter de voir mon corps tel qu’il est.
Je me souviens de mes premières photos. Je les regardais avec attention et, pour la première fois depuis longtemps, je me suis dit :
« Mais… tu es belle quand même. »
Et même :
« Tu es vraiment belle. »
Bien sûr que j’ai des complexes.
Comme beaucoup de femmes, il y a des parties de mon corps que je regarde parfois en me disant que j’aimerais qu’elles soient différentes.
Mais sur ces photos, quelque chose avait changé.
Je ne voyais plus uniquement mes défauts.
Je voyais une femme fière.
Une femme qui assumait sa présence.
Une femme qui avait décidé d’arrêter de se cacher.
Pourtant, derrière cette image, il y a une réalité que les autres ne voient pas forcément.
J’ai une carapace.
Je pense que chacun possède la sienne, d’une manière ou d’une autre.
Moi, j’ai appris à ne pas montrer facilement mes faiblesses.
Alors lorsque je suis avec les autres, je marche souvent la tête haute.
Je parle avec assurance.
Je donne parfois l’impression de savoir exactement où je vais.
Certaines personnes pourraient même penser :
« Katia ? Elle n’a aucun complexe. Elle est toujours sûre d’elle. »
Mais la réalité est différente.
Parce que marcher la tête haute ne signifie pas ne jamais douter.
Sourire ne signifie pas ne jamais avoir mal.
Et avoir une carapace ne signifie pas qu’il n’y a rien de fragile derrière.
J’ai appris à me protéger.
Parce qu’avec le temps, j’ai aussi compris que certaines personnes pouvaient utiliser nos faiblesses contre nous.
Alors j’ai construit cette carapace.
Elle m’aide à avancer.
Mais derrière elle, il y a simplement une femme avec ses doutes, ses peurs, ses blessures… et ses rêves.
Après avoir envoyé mes photos au comité, les semaines ont passé.
Puis les mois.
Et aucune réponse.
À force d’attendre, je me suis dit :
« Bon… peut-être que ce ne sera pas pour cette année. »
Mais finalement, je ne me suis pas effondrée.
Parce qu’au fond, j’avais déjà gagné quelque chose.
J’avais osé.
J’avais envoyé mes photos.
J’avais accepté de me montrer.
J’avais fait quelque chose que mes peurs m’auraient peut-être empêchée de faire quelques mois auparavant.
Alors je me suis dit :
« C’est la vie. »
Et puis est arrivée la période de Pâques.
J’étais tranquillement en train de profiter de ma famille, de célébrer, de festoyer…
Quand soudain, j’ai reçu un mail.
Je l’ai ouvert.
Et là…
j’ai compris que mon histoire n’était peut-être pas terminée.
Mais ça, je vous le raconterai dans la prochaine chronique.


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