L’Espagne s’est offerte une place en finale de la Coupe du monde 2026 en dominant la France 2 à 0, mardi 14 juillet, à l’AT&T Stadium d’Arlington, près de Dallas. Une victoire nette qui a déclenché une vague d’allégresse dans toute la péninsule ibérique et parmi les supporters espagnols présents aux États-Unis. À Saint-Sébastien, des centaines de fans se sont rassemblés pour célébrer ce qu’ils considèrent comme une performance « méritée » et « éclatante » de la Roja.

Dès le coup de sifflet final, les rues de la ville basque ont résonné de chants et de cris de joie. « On a donné une leçon aux Français », s’exclamait un supporter, un drapeau rouge et jaune noué autour du cou. « C’est sûr qu’on va la gagner cette Coupe du monde ! », renchérissait un autre, le visage peint aux couleurs nationales. L’ambiance était à la fête, ponctuée de youyous et de klaxons, dans une atmosphère que beaucoup qualifiaient d’historique.

Sur le terrain, l’Espagne a imposé son jeu de possession et sa maîtrise technique face à des Bleus qui n’ont jamais réussi à trouver la faille. Les buts, inscrits en première période, ont scellé une domination que les supporters jugent sans appel. « La Roja a été supérieure dans tous les compartiments du jeu », analysait un fan madrilène rencontré dans une fan zone de Dallas. « C’est une équipe qui joue ensemble, qui se connaît par cœur. »

La déception était en revanche immense côté français. Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, n’a pas caché son amertume après la rencontre. Il a notamment critiqué l’arbitrage d’Ivan Barton, estimant que le Salvadorien n’avait « pas le niveau pour une demi-finale de Coupe du monde ». Une déclaration qui a suscité des réactions contrastées, mais qui n’a pas entamé la liesse espagnole.

À Dallas, la fan zone officielle de la FIFA a été le théâtre de scènes de liesse. Supporters espagnols et français, pourtant séparés par le résultat, ont partagé quelques instants de convivialité avant que les premiers ne célèbrent longuement la qualification. « On a donné une leçon aux Français, mais dans le respect », résumait un jeune homme de Barcelone, un maillot de la Roja sur les épaules.

Cette demi-finale restera comme l’un des sommets de ce Mondial américain. L’Espagne, qui avait déjà impressionné en phase de groupes, confirme son statut de favorite. Elle affrontera dimanche prochain le vainqueur de l’autre demi-finale, qui opposera l’Argentine au Brésil. Un choc qui promet de tenir toutes ses promesses.

En attendant, les supporters espagnols savourent. « Nous avons une équipe qui peut battre n’importe qui », affirmait un retraité de Séville, attablé à une terrasse de Saint-Sébastien. « Cette génération a faim de titres. » La Roja, déjà sacrée en 2010, rêve d’un deuxième étoile mondiale. Et ses fans, eux, n’ont aucun doute : « C’est sûr qu’on va la gagner. »