À quelques heures du coup d'envoi de la finale de la Coupe du monde 2026, qui opposera dimanche l'Espagne à l'Argentine au MetLife Stadium de New York, une image fait le tour des réseaux sociaux et des rédactions sportives. On y voit Lionel Messi, alors jeune espoir du FC Barcelone, donnant le bain à un nourrisson. Ce bébé n'est autre que Lamine Yamal, aujourd'hui attaquant vedette de la Roja et futur adversaire de l'Argentin sur la pelouse américaine. La photo, prise il y a vingt ans lors d'une collecte de fonds organisée par le club catalan, est devenue un symbole du destin croisé des deux joueurs.

L'image a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, accompagnée de commentaires émus sur le caractère prémonitoire de cette scène. À l'époque, Messi n'était encore qu'un adolescent prometteur, tandis que Yamal n'était qu'un bébé. Le père de Lamine Yamal, Mounir Nasraoui, a confié à plusieurs médias qu'il se souvient parfaitement de ce moment. « J'y ai laissé beaucoup de sueur », a-t-il déclaré en riant, expliquant que son fils était alors très agité dans l'eau. Cette anecdote, rapportée par France Info, ajoute une dimension humaine à ce qui n'était qu'un simple cliché caritatif.

La finale de dimanche promet d'être un choc au sommet entre deux des meilleures équipes du monde. L'Espagne, emmenée par Lamine Yamal, 19 ans, vise un deuxième titre mondial après celui de 2010. L'Argentine, championne en titre après son sacre au Qatar en 2022, compte sur Lionel Messi, 39 ans, pour ajouter une nouvelle étoile à son palmarès. Le MetLife Stadium, situé dans le New Jersey, affiche complet depuis plusieurs semaines, et les supporters des deux camps se préparent à une ambiance électrique.

En marge de cette finale, plusieurs personnalités politiques ont annoncé leur présence ou leur absence. Le président américain Donald Trump a confirmé qu'il assisterait à la rencontre, selon la Maison Blanche. En revanche, le président argentin Javier Milei a déclaré qu'il ne ferait pas le déplacement, invoquant des raisons superstitieuses. « Je suis très superstitieux, je regarde les matchs de l'Argentine chez moi, avec un rituel bien précis », a-t-il expliqué lors d'un entretien radiophonique. Cette décision contraste avec l'enthousiasme affiché par les supporters argentins, nombreux à avoir fait le voyage jusqu'à New York.

L'histoire entre les deux sélections ne se limite pas aux joueurs. Les entraîneurs, Luis de la Fuente pour l'Espagne et Lionel Scaloni pour l'Argentine, entretiennent une relation particulière. Avant de devenir sélectionneur, De la Fuente a été professeur dans une école de football en 2017, où il a eu comme élève un jeune Scaloni. « Il était déjà très sérieux et déterminé », a confié De la Fuente à Ouest-France. Ce duel d'entraîneurs, qui se connaissent depuis des années, ajoute une couche tactique supplémentaire à une finale déjà très attendue.

Le père de Lamine Yamal, Mounir Nasraoui, a annoncé qu'il ne pourrait pas assister à la finale en raison de problèmes de santé. Atteint d'épilepsie, il craint que l'émotion du match ne provoque une crise et préfère suivre la rencontre depuis son domicile en Espagne. « Je ne veux pas créer de problèmes à mon fils ou à l'équipe », a-t-il déclaré à La Dépêche. Cette absence, bien que compréhensible, ajoute une note personnelle à un événement déjà chargé en émotions.

Au-delà de l'aspect sportif, cette finale est aussi un événement médiatique mondial. Les droits de retransmission ont été achetés par des centaines de chaînes à travers le monde, et des millions de téléspectateurs sont attendus. La photo de Messi et Yamal, devenue virale, a été reprise par les plus grands médias internationaux, de la BBC à CNN, en passant par les journaux sportifs argentins et espagnols. Elle illustre parfaitement le caractère cyclique du football, où les générations se succèdent et se croisent parfois de manière inattendue.

Pour les amateurs de statistiques, cette finale présente plusieurs records potentiels. Messi pourrait devenir le premier joueur à remporter deux Coupes du monde consécutives depuis Pelé en 1962. Yamal, de son côté, pourrait devenir le plus jeune buteur en finale de l'histoire de la compétition. Quoi qu'il arrive, le match de dimanche restera dans les annales, ne serait-ce que pour l'histoire qui lie ses deux protagonistes principaux.