L’arbitre international néerlandais Rob Dieperink a été retrouvé mort à son domicile aux Pays-Bas, a annoncé ce lundi 13 juillet 2026 l’agence de presse néerlandaise ANP. Âgé de 38 ans, il avait été écarté de la Coupe du monde 2026 deux mois plus tôt en raison d’une mise en examen pour suspicion d’agression sexuelle sur un mineur et deux autres infractions.
Dieperink devait officier lors du Mondial qui se déroule actuellement aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Mais la Fédération internationale de football (FIFA) avait pris la décision de le retirer de la liste des arbitres sélectionnés après que des accusations d’agression sexuelle sur mineur ont été rendues publiques, provoquant un tollé médiatique et sportif. L’arbitre avait alors été mis en examen par la justice néerlandaise, ce qui l’avait empêché de quitter le territoire pour participer à la compétition.
Les circonstances exactes de son décès n’ont pas été précisées par les autorités. Selon les premières informations, son corps a été découvert à son domicile. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort, mais aucun élément ne permet à ce stade d’évoquer une intervention extérieure. La police néerlandaise a indiqué qu’elle ne communiquerait pas davantage dans l’immédiat, par respect pour la vie privée de la famille.
Rob Dieperink était un arbitre reconnu dans le football néerlandais et international. Il officiait régulièrement en Eredivisie, la première division des Pays-Bas, et avait été promu au rang d’arbitre international par l’UEFA. Sa carrière avait connu une ascension rapide, et sa sélection pour la Coupe du monde 2026 devait constituer l’apogée de son parcours professionnel. Les accusations portées contre lui avaient brutalement interrompu cette trajectoire.
L’affaire avait suscité une vive émotion aux Pays-Bas et dans le monde du football. Plusieurs organisations de défense des droits des enfants avaient salué la réaction rapide de la FIFA, tout en appelant à une transparence totale sur les procédures disciplinaires. La fédération néerlandaise de football (KNVB) avait pour sa part indiqué qu’elle suivait le dossier avec attention et qu’elle coopérait avec la justice.
La mort de Dieperink relance les questions sur la gestion des affaires de mœurs dans le sport de haut niveau. Si la présomption d’innocence reste un principe fondamental, les fédérations sportives sont de plus en plus confrontées à la nécessité de prendre des mesures rapides pour protéger les mineurs et préserver l’image du sport. La FIFA n’a pas encore commenté le décès de l’arbitre, mais plusieurs sources proches de l’instance indiquent qu’un hommage pourrait lui être rendu lors d’un match du Mondial.
La famille de Rob Dieperink a demandé à ce que sa vie privée soit respectée en ces moments douloureux. Aucune information n’a été communiquée sur d’éventuelles funérailles. La communauté arbitrale néerlandaise s’est dite « sous le choc » et a exprimé ses condoléances à ses proches.
Cette affaire intervient dans un contexte où le football professionnel tente de renforcer ses dispositifs de protection des mineurs. Plusieurs ligues européennes ont mis en place des cellules d’écoute et des procédures de signalement, mais les critiques persistent sur la lenteur des enquêtes internes. Le décès de Dieperink, quelles qu’en soient les causes, marque un tournant tragique dans un dossier qui avait déjà ébranlé le monde du sport.