« Vintage Motels » : un livre célèbre la renaissance des motels américains des années 1950
La journaliste Ellie Seymour publie « Vintage Motels », un ouvrage qui documente la restauration de 40 motels mythiques du milieu du XXe siècle aux États-Unis, entre néons restaurés et design rétro.
La journaliste de voyage Ellie Seymour signe un nouveau livre, « Vintage Motels: America’s Most Iconic Motels, Beautifully Restored », publié par Luster Publishing, qui invite à un voyage nostalgique à travers les routes américaines. L’ouvrage documente 40 motels du milieu du XXe siècle, autrefois symboles de liberté, d’anonymat et de l’âge d’or du voyage en voiture aux États-Unis, et aujourd’hui transformés en hôtels-boutiques contemporains tout en préservant le charme du passé.
Parmi les adresses présentées figurent notamment The Pearl en Floride, le Skyview en Californie, l’Hotel Lucine au Texas et The Dive dans le Nevada. Qu’il s’agisse d’enseignes au néon restaurées qui brillent à nouveau au coucher du soleil ou de réinterprétations minimalistes de l’Amérique classique, ces projets montrent comment le design célèbre une époque où chaque motel de bord de route était une petite expérience architecturale, façonnée par l’optimisme de l’Amérique d’après-guerre.
L’histoire des motels américains commence, comme le rappelle Ellie Seymour, il y a exactement un siècle, en 1925, lorsque l’architecte Arthur Heineman ouvre le Milestone Mo-Tel à San Luis Obispo, en Californie. Le terme « motel » est né d’une nécessité pratique : « Milestone Motor Hotel » ne tenait pas sur l’enseigne du toit. Offrant des garages privés et des douches chaudes, l’établissement répond à l’essor du tourisme automobile et pose les bases d’un phénomène qui prospérera après la Seconde Guerre mondiale.
L’idée du livre est née d’un passage de « Notes from a Big Country » (1998) de Bill Bryson, dans lequel l’auteur déclare : « J’adore tout dans les motels. Je ne peux pas m’en empêcher. Je suis toujours excité quand je glisse une clé dans la porte d’une chambre de motel et que je l’ouvre. » Pour Seymour, ce sentiment a ouvert la porte à une fascination plus profonde pour la culture routière américaine. Ayant grandi en Angleterre, sa compréhension des motels venait d’archétypes cinématographiques — « Psychose », « Thelma & Louise », « Pulp Fiction » et « Schitt’s Creek » — qui les dépeignaient à la fois comme sordides et étrangement attrayants. Mais son premier road trip à travers la Californie, le Nevada et l’Arizona a complètement changé sa perception.
Dans les années 1960, plus de 60 000 motels bordaient les autoroutes américaines, chacun se distinguant par son enseigne, son architecture et son caractère propres. Pourtant, avec l’expansion du réseau d’autoroutes interétatiques et l’accessibilité croissante du transport aérien, nombre de ces motels indépendants sont tombés en désuétude, abandonnés, démolis ou laissés à l’abandon, devenant des décors de films noirs. Le livre de Seymour capture leur renaissance, montrant comment une nouvelle génération de propriétaires, d’architectes et de designers restaure ces motels à travers le pays. Certains restent des capsules temporelles, conservant leurs piscines en forme de haricot, leurs intérieurs en bois et leurs meubles rétro.
Sur 256 pages, « Vintage Motels » rassemble récits, documents d’archives et photographies contemporaines pour documenter ce passage de la décrépitude à la redécouverte. Chaque motel est présenté sur quatre à six pages, accompagné de l’histoire de sa construction d’origine et des stratégies créatives ayant permis sa renaissance. L’ouvrage, conçu par le studio sign, s’impose comme une référence pour les amateurs de design rétro et de patrimoine américain.



