Incendies: Plus de 7.000 candidatures reçues en 24 heures par le Syndicat des pompiers volontaires Alors que les incendies continuent de ravager la Gironde et les Landes, le S yndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) a mis en ligne mardi un formulaire pour « recenser toutes les personnes prêtes à mettre leurs compétences au service des secours ». Vingt-quatre heures plus tard, plus de 7.000 réponses ont été reçues. « C’est colossal », réagit Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat auprès de 20 Minutes, surpris de cet engouement. Pour rappel, contrairement aux sapeurs-pompiers professionnels, salariés à temps plein par un service départemental d’incendie et de secours

(Sdis), les volontaires exercent cette mission en parallèle d’une autre activité, en contrepartie d’indemnités. Ils représentent 78 % des effectifs d’incendie et de secours, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Le syndicat précise qu’il ne s’agit pas « d’inviter des volontaires à se rendre spontanément sur une zone sinistrée ». « L’idée est de recenser des compétences (anciens sapeurs-pompiers, professionnels de santé, secouristes, spécialistes de la logistique…) afin de pouvoir organiser, si les autorités en expriment le besoin, des renforts encadrés et validés par les services compétents ». Une réserve de forces disponibles, pensée pour soulager les Sdis confrontés à des interve

ntions qui s’enchaînent, parfois sur de très longues périodes. Les interventions ont augmenté de 50 % en vingt-sept ans Malgré un engouement indéniable, Bruno Ménard se garde de crier victoire. Pour lui, ce sursaut de solidarité, aussi bienvenu soit-il dans l’urgence, ne s’attaque pas à la racine du problème. « Il faudrait pouvoir garder celles et ceux qui veulent faire cet engagement citoyen et donner un peu de leur temps », assure-t-il. Car, en vingt-sept ans, les interventions de services de secours ont augmenté de plus de 50 % en France. « Sur la même période, les effectifs de sapeurs-pompiers n’ont, eux, quasiment pas progressé. Chez les professionnels, on compte en 1.000 de plus. Chez