La Coupe du monde 2026, qui se déroule actuellement aux États-Unis, suscite un engouement inattendu dans un pays où le football, appelé localement « soccer », n’est traditionnellement pas le sport roi. L’ambiance festive dans les villes hôtes et les performances de l’équipe nationale américaine, qualifiée pour les huitièmes de finale, contribuent à ce début de passion populaire.

Les Américains se prennent au jeu, et les stades affichent souvent complet, avec des supporters venus de tout le pays et du monde entier. Les rues des métropoles comme New York, Los Angeles ou Chicago se parent des couleurs des drapeaux des nations participantes, et les bars diffusent les matchs en continu. Ce phénomène marque une évolution notable dans un paysage sportif dominé par le football américain, le basket-ball et le baseball.

L’équipe des États-Unis, emmenée par des joueurs comme Christian Pulisic ou Folarin Balogun, a réussi à se hisser en huitièmes de finale, ce qui a renforcé l’intérêt du public. Cependant, la rencontre face à la Bosnie-Herzégovine a été entachée par une controverse : l’attaquant Folarin Balogun a reçu un carton rouge jugé sévère par de nombreux observateurs. Un ministre de l’administration Trump a même affirmé que les Américains « se sont fait entuber » avec cette décision arbitrale, une déclaration qui a enflammé les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Au-delà de la polémique, le Mondial américain est marqué par des matchs spectaculaires. Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale en renversant la Croatie (2-1) dans un suspense haletant, grâce à des buts de Cristiano Ronaldo sur penalty et de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel. Les Portugais affronteront l’Espagne, qui a facilement disposé de l’Autriche (3-0). La Suisse a également validé son billet en battant l’Algérie (2-0), avec des réalisations de Breel Embolo et Dan Ndoye, mettant fin au parcours des Fennecs.

L’organisation de la Coupe du monde aux États-Unis a nécessité des investissements massifs dans les infrastructures sportives et de transport. Les stades, modernisés ou construits pour l’occasion, offrent des capacités d’accueil allant jusqu’à 80 000 places. Les autorités locales ont mis en place des dispositifs de sécurité renforcés, tandis que les fédérations de football espèrent que cet événement laissera un héritage durable pour la pratique du soccer dans le pays, notamment auprès des jeunes.

Les retombées économiques sont également significatives : le tourisme lié au Mondial génère des milliards de dollars de recettes, et les marques américaines multiplient les campagnes publicitaires autour du ballon rond. Les droits de diffusion ont atteint des sommets, et les audiences télévisées pour les matchs des États-Unis ont battu des records pour un sport autre que le football américain.

Malgré cet engouement, le soccer reste encore loin de détrôner les sports majeurs du pays. Les ligues professionnelles comme la Major League Soccer (MLS) continuent de croître, mais le niveau de compétitivité et la culture sportive locale freinent une adoption massive. Néanmoins, la Coupe du monde 2026 pourrait marquer un tournant, comme l’a fait le Mondial 1994, qui avait déjà stimulé l’intérêt pour le soccer aux États-Unis.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’équipe américaine, qui devra confirmer son bon parcours face à des adversaires de plus en plus coriaces. Les supporters, de plus en plus nombreux, espèrent voir leur sélection aller loin dans la compétition, tandis que les organisateurs se félicitent de l’ambiance et de l’affluence record dans les stades.