À quelques heures de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 qui opposera la France à l'Espagne, mardi 14 juillet à Dallas (21 heures), les champions du monde espagnols de 2010 ont tenu à apporter leur soutien à la Roja. Iker Casillas, légendaire gardien de but et capitaine de l'équipe victorieuse en Afrique du Sud, s'est exprimé au nom de tous ses anciens coéquipiers. Il s'est dit « convaincu que demain nous serons de retour en finale de la Coupe du monde ». Cette déclaration, rapportée par plusieurs médias, intervient alors que l'Espagne tente de renouer avec son glorieux passé et de décrocher un billet pour la finale, seize ans après son sacre mondial.
Le match de ce mardi soir au Texas s'annonce comme un choc au sommet entre deux des nations les plus talentueuses du football mondial. La France, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, aborde cette rencontre avec l'ambition de poursuivre son parcours impeccable. De leur côté, les Espagnols, portés par une génération dorée comprenant des joueurs comme Lamine Yamal, espèrent briser le plafond de verre qui les sépare d'une nouvelle consécration. Les déclarations de Casillas, relayées par les anciens internationaux, ajoutent une dimension émotionnelle à ce rendez-vous déjà très attendu.
Le soutien des anciens champions du monde de 2010 — qui comptaient des joueurs comme Xavi, Andrés Iniesta, Sergio Ramos ou David Villa — n'est pas anodin. Cette équipe, qui a marqué l'histoire du football par son jeu de possession et sa domination, reste une référence absolue en Espagne. Leur message de confiance adressé à la génération actuelle vise à galvaniser les joueurs avant un match qui pourrait marquer un tournant pour le football espagnol. « Nous sommes tous derrière eux, nous croyons en ce groupe », a ajouté Casillas, visiblement ému de voir la Roja à un pas d'une nouvelle finale.
Au-delà de l'aspect sportif, cette demi-finale suscite un engouement considérable aux États-Unis, pays hôte de cette édition 2026. Les stades américains, notamment celui de Dallas, affichent complet depuis plusieurs semaines. Les supporters français, bien que moins nombreux que ceux d'autres grandes nations comme l'Angleterre ou l'Argentine, ont fait le déplacement en nombre. Selon les informations recueillies, entre 3 000 et 4 900 billets ont été vendus par la Fédération française de football pour chaque match des Bleus. Cependant, le coût élevé des voyages et des places — environ 800 euros pour une place en catégorie 3 — a freiné certains fans. Le groupe de supporters des Irrésistibles Français a vu ses effectifs passer d'une moyenne de 600 membres en phase de poules à un peu plus de 330 pour cette demi-finale.
De l'autre côté, la diaspora espagnole aux États-Unis, bien que moins nombreuse que d'autres communautés, s'est mobilisée pour soutenir la Roja. Les rues de Dallas se sont parées de rouge et de jaune, et les bars espagnols de la ville connaissent une affluence record. Les supporters espagnols espèrent que leur équipe pourra reproduire l'exploit de 2010, lorsqu'elle avait remporté le titre mondial après une finale mémorable contre les Pays-Bas. Pour l'Espagne, ce match est aussi l'occasion de laver l'affront de l'Euro 2024, où la Roja avait été éliminée par la France en demi-finale.
Le contexte géopolitique et sportif de cette Coupe du monde américaine ajoute une saveur particulière à cette rencontre. Les États-Unis, qui accueillent le tournoi pour la première fois depuis 1994, ont mis les petits plats dans les grands pour offrir un spectacle total. Les matchs se déroulent dans des stades ultramodernes, et l'ambiance est au rendez-vous. Pour les joueurs, jouer une demi-finale de Coupe du monde dans un tel cadre est un privilège, mais aussi une pression supplémentaire. Les anciens champions espagnols, forts de leur expérience, tentent de transmettre leur sérénité à la jeune génération.
En cas de victoire, l'Espagne affronterait le vainqueur de l'autre demi-finale, qui mettra aux prises le Brésil et l'Argentine. Un tel scénario offrirait une finale de rêve entre deux géants du football sud-américain et une nation européenne en pleine renaissance. Mais pour l'heure, tous les regards sont tournés vers Dallas et ce choc franco-espagnol. Les paroles d'Iker Casillas résonnent comme un appel à l'histoire : la Roja de 2026 peut-elle marcher sur les traces de celle de 2010 ? La réponse sera donnée sur le terrain, mardi soir.