Le numéro 9 de la Norvège, Erling Haaland, a reconnu qu’il se sentirait « un peu mal à l’aise » à l’idée d’affronter l’Angleterre en quart de finale de la Coupe du monde, samedi 11 juillet à 23 heures. Le buteur des Lions, né et évoluant en Angleterre, a expliqué que ce match revêtirait une dimension particulière pour lui, en raison de ses liens personnels et professionnels avec le pays hôte de la compétition.

Haaland, qui joue pour Manchester City en Premier League, a déclaré que le fait de croiser le fer avec une sélection qu’il côtoie quotidiennement dans le championnat anglais rend cette rencontre « spéciale ». Il a souligné que de nombreux joueurs anglais sont ses coéquipiers ou adversaires réguliers en club, ce qui ajoute une couche émotionnelle à ce choc. « Je serais un peu mal à l’aise, mais je dois me concentrer sur mon équipe et sur le match », a-t-il confié.

La Norvège, qui a réalisé un parcours remarquable dans ce Mondial, se prépare à affronter une équipe d’Angleterre considérée comme l’une des favorites. Haaland, meilleur buteur de la compétition jusqu’à présent, sera la principale menace pour la défense anglaise. Les supporters norvégiens espèrent que leur star saura transcender son malaise pour mener son pays vers une qualification historique en demi-finale.

Ce quart de finale s’annonce comme un duel très attendu, opposant la puissance offensive norvégienne à la solidité défensive anglaise. Haaland, qui a inscrit cinq buts depuis le début du tournoi, devra faire face à une défense bien organisée, menée par des joueurs qu’il connaît bien pour les avoir affrontés en club. Le match se déroulera au stade de Wembley, à Londres, un lieu que le Norvégien connaît parfaitement pour y avoir joué avec Manchester City.

L’Angleterre, de son côté, aborde cette rencontre avec confiance après avoir survolé son groupe et écarté le Sénégal en huitièmes de finale. Les Three Lions comptent sur leur propre attaque de feu, avec des joueurs comme Harry Kane et Bukayo Saka, pour faire plier la défense norvégienne. Le sélectionneur anglais, Gareth Southgate, a prévenu que son équipe ne sous-estimerait pas la Norvège, malgré son statut d’outsider.

Pour Haaland, ce match représente également un test personnel. Né à Leeds, en Angleterre, alors que son père jouait pour le club local, il a grandi dans un environnement bilingue et biculturel. Il a choisi de représenter la Norvège, le pays de ses parents, mais il entretient des liens forts avec l’Angleterre. « C’est mon pays de naissance, j’y ai vécu, j’y joue. Ce sera étrange de jouer contre eux », a-t-il ajouté.

Le quart de finale entre la Norvège et l’Angleterre promet d’être un spectacle intense, avec deux équipes qui pratiquent un football offensif. Les bookmakers placent les Anglais comme favoris, mais la Norvège a déjà créé la surprise en éliminant l’Allemagne en phase de groupes. Haaland, malgré son malaise, sera déterminé à écrire une nouvelle page de l’histoire du football norvégien.

Au-delà de l’aspect sportif, cette rencontre soulève des questions sur l’identité et l’appartenance dans le football moderne. De nombreux joueurs évoluent aujourd’hui loin de leur pays d’origine, et les confrontations entre leur nation de cœur et leur pays d’adoption deviennent de plus en plus fréquentes. Haaland incarne cette réalité, et son malaise reflète les dilemmes auxquels sont confrontés les footballeurs cosmopolites.

Le match sera diffusé en direct sur plusieurs chaînes et devrait attirer des millions de téléspectateurs à travers le monde. Les supporters norvégiens, venus nombreux en Angleterre, espèrent voir leur héros briller et offrir à la Norvège une place dans le dernier carré. Pour Haaland, l’heure est à la concentration et à la détermination, malgré les sentiments contradictoires qui l’habitent.