L'équipe de France impressionne par son football offensif et créatif depuis le début de la Coupe du monde 2026 sur le continent américain. Le journaliste sportif Hervé Mathoux, figure de référence du football français, n'a pas le souvenir d'avoir vu une sélection nationale aussi forte. Dans un entretien accordé à La Dépêche, il affirme que « le french flair s'applique au foot » et que ces Bleus, dirigés par Didier Deschamps, conjuguent efficacité et panache, un mélange rare dans l'histoire récente de l'équipe de France.

Qualifiés pour les huitièmes de finale après avoir battu la Suède à New York, les Bleus se préparent désormais à affronter le Paraguay samedi à Philadelphie. Le match s'annonce sous une chaleur extrême, avec des températures qui pourraient dépasser les 40 °C dans la ville américaine. À Boston, où l'équipe s'est installée pour la récupération et la préparation, le mercure a déjà atteint 35 °C mercredi, rendant les séances d'entraînement éprouvantes. Plusieurs pauses hydratation ont été organisées, et des serviettes glacées ont été distribuées aux joueurs. Guy Stéphan, l'adjent de Deschamps, n'a cessé de rappeler à ses joueurs de boire régulièrement.

Le groupe tricolore a également profité de cette accalmie pour travailler l'opposition en interne. Les joueurs qui n'ont pas ou peu joué contre la Suède ont participé à un 6x6 sur le terrain de l'université de Bentley. Désiré Doué s'est particulièrement distingué, inscrivant un joli but et se montrant dangereux à plusieurs reprises. Les titulaires, dont Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Jules Koundé, Lucas Digne et Bradley Barcola, se sont contentés d'un petit footing et d'un travail en salle. Marcus Thuram, blessé depuis plusieurs jours, a observé un programme allégé, se limitant à du vélo d'appartement en bord de pelouse.

Au-delà de la forme physique, c'est le talent individuel qui suscite l'admiration. Michael Olise, auteur d'une prestation éclatante face à la Suède avec deux passes décisives et un ciseau retourné sur le poteau, a reçu les éloges de Thierry Henry. L'ancienne légende des Bleus, qui l'a entraîné lors des Jeux olympiques, a déclaré sur Fox Sports que « Michael est un phénomène. Il a une véritable intelligence de jeu. Ce joueur est sur une autre planète, il est vraiment à part. Le MVP sera toujours Kylian grâce à son côté décisif et ses statistiques hors normes. Mais le joueur le plus important, c'est Michael Olise. »

L'ancienne internationale Camille Abily partage cet enthousiasme. Dans un entretien à Ouest-France, elle juge ces Bleus irrésistibles et va jusqu'à affirmer que « la génération 98 n'était pas aussi forte ». Une déclaration qui résonne avec les propos d'Hervé Mathoux, pour qui cette équipe de France est la plus aboutie depuis qu'il suit le football. Le parallèle avec l'épopée victorieuse de 1998, qui avait vu la France remporter sa première Coupe du monde, est inévitable, mais les observateurs s'accordent à dire que le jeu proposé aujourd'hui est plus flamboyant et plus complet.

Le programme des Bleus prévoit un entraînement à huis clos ce jeudi à l'université de Bentley, afin de mettre en place une stratégie pour contrer le Paraguay sans se faire espionner. Deux joueurs passeront devant les médias avant la séance. La chaleur reste une préoccupation majeure : les prévisions annoncent 37 °C jeudi et 36 °C vendredi à Boston, tandis que Philadelphie pourrait frôler les 40 °C samedi. Les Bleus, conscients de ces conditions extrêmes, ont pris les devants en adaptant leurs horaires et leurs méthodes de récupération.

Alors que la France connaît elle-même un épisode caniculaire, les joueurs tricolores doivent composer avec une chaleur étouffante sur la côte Est américaine. Mais la confiance règne dans le groupe. Entre la créativité d'Olise, la vista de Mbappé et la solidité collective, ces Bleus semblent armés pour aller loin. Hervé Mathoux résume le sentiment général : « Avec ces Bleus, le french flair s'applique au foot. » Une formule qui pourrait bien devenir le slogan de cette campagne américaine.