La Coupe du monde 2026 est entrée dans l'histoire du football, mais pas forcément pour les raisons les plus glorieuses. Lors du match des seizièmes de finale entre l'Australie et l'Égypte, un but contre son camp du défenseur égyptien Mohamed Hany a permis aux Socceroos d'égaliser. Ce geste malheureux a également propulsé cette édition du tournoi au sommet d'un classement peu enviable : celui du plus grand nombre d'autogoals jamais enregistrés en une seule Coupe du monde.
Avec ce treizième but contre son camp, le Mondial 2026 dépasse désormais le record précédent, qui datait de la Coupe du monde 2018 en Russie, où douze CSC avaient été comptabilisés. Ce chiffre illustre une tendance croissante dans le football moderne, où la vitesse du jeu, la pression défensive et les centres tendus augmentent les risques de déviations malheureuses. Les statistiques montrent que les joueurs sont de plus en plus souvent contraints à des interventions désespérées dans leur propre surface.
Le match entre l'Australie et l'Égypte, disputé à Dallas, était particulièrement crucial. Ni les Socceroos ni les Pharaons n'avaient jamais remporté un match à élimination directe dans l'histoire de la Coupe du monde. Cette rencontre offrait donc à l'une des deux nations une occasion historique de briser cette malédiction. Le but contre son camp de Hany, survenu en seconde période, a non seulement relancé les Australiens dans la partie, mais a également scellé ce nouveau record du tournoi.
L'Égypte, menée par son capitaine emblématique Mohamed Salah, avait ouvert le score et semblait en contrôle avant cette action fatidique. Le coup de tête dévié par Hany, sur un centre australien, a trompé son propre gardien et changé le cours de la rencontre. Le match s'est finalement prolongé, puis conclu par une séance de tirs au but, ajoutant encore au drame et à l'intensité de cette soirée texane. Pour l'Égypte, l'élimination qui a suivi a rendu ce record d'autogoals encore plus amer.
Ce phénomène des buts contre son camp n'est pas nouveau, mais son accélération récente interroge les observateurs. Lors des Coupes du monde précédentes, le nombre de CSC était bien plus faible : on en comptait seulement six en 2014 au Brésil, et deux en 2010 en Afrique du Sud. L'augmentation spectaculaire observée en 2018 et désormais en 2026 pourrait être attribuée à l'évolution des tactiques défensives, avec des lignes arrière plus profondes et des défenseurs centraux davantage sollicités dans leur propre surface.
Pour l'Australie, ce but contre son camp a offert une bouée de sauvetage inespérée et a permis de maintenir l'espoir d'une qualification historique pour les huitièmes de finale. Pour Mohamed Hany, ce moment restera gravé comme un tournant cruel de sa carrière. La Coupe du monde 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique, continue ainsi de livrer son lot de surprises et de records, confirmant que le football reste un sport où l'imprévu règne en maître.