L'Argentine a obtenu une qualification poussive face au Cap-Vert (3-2 après prolongation) dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juillet, en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 à Miami. Une nouvelle fois, c'est Lionel Messi qui a délivré son équipe en inscrivant un but décisif, suscitant des interrogations dans la presse internationale sur la dépendance excessive de l'Albiceleste envers sa star vieillissante.
Le match, disputé au Hard Rock Stadium de Miami, a vu l'Argentine dominer largement la possession mais peiner à concrétiser face à une équipe du Cap-Vert courageuse et bien organisée. Les Lions du Cap-Vert ont même mené à deux reprises, forçant l'Argentine à puiser dans ses réserves pour égaliser. C'est finalement Messi, entré en jeu en seconde période, qui a délivré les siens d'une frappe précise dans le temps additionnel de la prolongation, offrant une victoire étriquée à son équipe.
Avec ce but, Lionel Messi est entré un peu plus dans l'histoire de la compétition. Il est devenu le premier joueur à disputer 30 matches et à inscrire 20 buts en Coupe du monde. Un record qui témoigne de sa longévité exceptionnelle au plus haut niveau, mais qui souligne aussi la dépendance de l'Argentine envers son capitaine, âgé de 39 ans. La presse internationale, notamment en Espagne et en Argentine, s'interroge sur la capacité de l'équipe à se passer de son génie, alors que le tournoi avance et que les adversaires se font plus coriaces.
« Merci Messi », titrait le quotidien sportif argentin Olé, résumant le sentiment général d'un pays qui doit une fois de plus son salut à son héros national. Mais derrière ce remerciement, pointe une inquiétude : que se passera-t-il lorsque Messi ne sera plus là ? L'entraîneur argentin, Lionel Scaloni, a tenté de rassurer après le match, affirmant que l'équipe travaillait à diversifier ses options offensives. Mais les faits sont têtus : sans Messi, l'Argentine semble manquer de créativité et de tranchant devant le but.
Le Cap-Vert, de son côté, a réalisé une performance remarquable, confirmant sa progression constante sur la scène internationale. La sélection africaine, qui participait à sa première Coupe du monde, a montré un jeu collectif séduisant et une détermination sans faille. Les joueurs cap-verdiens ont été longuement applaudis par leurs supporters à la fin du match, conscients d'avoir réalisé un exploit en poussant l'Argentine dans ses derniers retranchements.
Pour l'Argentine, le chemin vers un éventuel titre mondial s'annonce semé d'embûches. Le prochain adversaire, qui sera connu dans les prochains jours, devra être abordé avec une tout autre intensité. La dépendance à Messi, si elle a fonctionné jusqu'à présent, pourrait devenir un handicap face à des équipes mieux armées. Les observateurs notent que le milieu de terrain argentin a eu du mal à contrôler le jeu face au Cap-Vert, et que la défense a montré des signes de fébrilité. Scaloni devra trouver des solutions pour réduire la pression sur son capitaine et permettre à l'équipe de s'épanouir collectivement.
En attendant, l'Argentine savoure sa qualification, même difficile. Le pays tout entier retient son souffle, espérant que Messi pourra encore une fois guider son équipe vers les sommets. Mais la question lancinante demeure : jusqu'à quand ? La presse internationale, elle, continue de scruter chaque match de l'Albiceleste, guettant les signes d'une possible fin de règne.