L’Agence fédérale de l’aviation américaine (FAA) a certifié le Boeing 737 MAX 7, le plus petit modèle de la famille MAX, après près de sept ans d’attente. Présenté en mars 2018, l’appareil devait initialement entrer en service dès 2019, mais son calendrier a été repoussé à plusieurs reprises. Boeing prévoit désormais ses premières livraisons en 2027, une étape clé pour le développement commercial de l’avion.
La décision a été annoncée lundi 3 août, au terme d’un processus que la FAA qualifie de « presque une décennie » de travail. Dans son communiqué, le régulateur américain estime que cette certification « reflète des années de travail soutenu pour résoudre des problèmes techniques complexes et pour réaliser un examen approfondi du design de l’appareil et des analyses de sécurité l’accompagnant ».
Ce feu vert était très attendu par l’avionneur et par les compagnies aériennes. Cette avancée ne suffit toutefois pas à éteindre l’impatience des compagnies, toujours dans l’attente de la certification du 737 MAX 10, le grand frère de la famille. Boeing espère obtenir rapidement ce nouveau certificat afin de lancer les livraisons du MAX 10 dès l’année prochaine. En attendant, la FAA maintient un contrôle renforcé sur le constructeur, dans le cadre d’une surveillance accrue des procédures de production et de certification.
Le 737 MAX 7 a dû satisfaire à des exigences techniques particulièrement lourdes pendant sa certification. Boeing indiquait à la mi-juillet que l’appareil avait cumulé 686 heures d’essais en vol réparties en 441 vols, ainsi que 349 heures d’essais au sol. Le constructeur a notamment dû installer une nouvelle sonde d’angle d’attaque (AOA), dont un défaut avait contribué aux accidents de deux 737 MAX 8 survenus en 2018 et en 2019, qui ont coûté la vie à 346 personnes. Boeing a en outre reconnu que le logiciel antidécrochage MCAS avait été un facteur dans ces deux catastrophes.
Boeing n’en a pas fini avec le régulateur américain. La certification du MAX 7 ne règle en effet pas tous les problèmes en suspens. Le 28 juillet, la FAA a révélé que les sièges de plus de 400 Boeing 737 MAX immatriculés aux États-Unis présentaient des risques de blessures pour les passagers. Des contrôles doivent être menés pour remédier à ce problème. Par ailleurs, Boeing doit encore obtenir la certification du 777-9, son gros biréacteur, dont les livraisons sont promises pour 2027, soit avec sept ans de retard.
Cette étape constitue donc une avancée réelle pour Boeing, qui reste engagé dans une longue remise à niveau de sa gamme d’avions commerciaux. Les accidents du MAX 8 et les retards successifs ont marqué l’histoire récente du constructeur américain. Avec le feu vert de la FAA sur le MAX 7, l’entreprise peut au moins avancer dans la finalisation de sa famille MAX, en attendant les décisions sur le MAX 10 et le 777-9.



